Les chambres de la guest house sont belles. C’est bel et bien une guest house, il n’y a pas beaucoup de chambres et les propriétaires semblent vivre ici.
En arrivant, on leur a posé des questions sur la possibilité de faire une lessive ou encore sur les plats – épicés ou non – au moment du dîner et la communication est difficile. Quelques minutes après être arrivée, je vais leur demander si on peut avoir une chambre avec jacuzzi comme Anthony et Charlotte, je me vois bien me délasser un peu ces prochains jours. Avec la mum, on est dans la chambre 5 et Charlotte et Anthony sont dans la chambre 6 (je crois).
Je descends à l’accueil et je leur mime le jacuzzi, ça ne fonctionne pas :p Je leur dis « la chambre 5 est à tel prix » et la chambre 6 (là j’ai un doute que leur chambre, ce soit la 6 donc je dis « no 6 ? »). La fille reprend poliment mon interrogation « no six ? » de sa voix aigüe. Je réalise que j’aurais pu dire n’importe quoi, elle l’aurait répété de la même façon. A force de mime et de bruitage, ils comprennent. Mais en fait, Charlotte et Anthony n’avaient pas de jacuzzi, juste une baignoire, ça aidait pas le quiproquo à se résoudre :p
Ils nous disent que demain, le propriétaire de la guest house sera là et qu’on pourra parler anglais avec lui.
En effet, on fait sa connaissance au petit-déjeuner, c’est un Suisse allemand, marié depuis un bail à une Thaïlandaise qui du coup parle allemand (ce qui ne nous aide pas :p). Il répond à toutes nos questions et nous prépare un pancake énorme avec du miel, c’est super bon. Son café est bon, tout est bon.
Ce matin, la mum ne va pas bien, ça fait plusieurs jours qu’elle tousse et ça ne s’arrange pas du tout (il faut dire qu’ici – comme les USA, le Canada et tant d’autres pays d’ailleurs – ils sont accros à la clim).
Le Suisse – comme on l’appellera désormais – nous accompagne à l’hôpital, où les choses sont vite faites bien faites. La mum repart avec plein de cachetons sous le bras.
On va ensuite se balader dans un centre commercial local, on y aperçoit un couple de Blancs mais ce n’est clairement pas une destination phare de la Thaïlande et c’est tant pis pour les gens et tant mieux pour nous ;)
On se perd à moitié, on se retrouve dans des zones purement résidentielles…

Les maisons sont différentes les unes des autres, parfois à seulement quelques centaines de mètres.


… où on aperçoit des ouvriers au travail qui s’arrêtent pour nous regarder…

Ca vous semble droit ? :p
… de la nourriture qui sèche au soleil (l’odeur est inimaginable… c’est infect)…


Et de plus près, avec les mouches, ça donne ça :

… des enfants qui crient « hello »…

… et d’autres choses encore dont on ne connaît pas forcément l’utilité.


Tout semble possible en Thaïlande !

On est amené à demander notre chemin. L’hôtel est en face de la plage donc il « suffit » de la localiser et c’est bon, mais « beach », « water », ce ne sont pas des mots très connus par ici. Et bizarrement, on tombera sur un papi, puis deux adolescentes, qui connaîtront le mot « beach » et qui nous renseigneront. Dans les deux cas, quand on leur fait le signe de marcher, ils disent non. Ici, les gens ne marchent que sur de très courtes distances on dirait, ils ont tous l’air de trouver ça dingue de vouloir marcher 30 minutes ou plus. Et si on aime marcher alors ? Je dis ça maintenant, mais c’est à Bangkok que les taxis et les conducteurs de tuk tuk m’ont gonflée. Dans les quartiers touristiques, impossible de faire 3 pas sans être hélés. D’ailleurs, en Thaïlande, comme à Hong Kong ou en Chine, on nous dira souvent « No walking » pour nous expliquer que c’est trop loin alors que c’est tout à fait faisable. On découvre une ville en y marchant, je le dis toujours ! (c’est sans doute pour ça que SF… N’en parlons plus :p)
Finalement, on tombe sur la rivière, ce qui est bon signe puisque l’hôtel donne également sur elle :)

Il ne fait toujours pas très beau. J’ai l’occasion de parler avec Jeremy sur gmail et il a été un peu dans la même situation ces derniers jours à Seattle. Et Seattle sous la pluie (comme 300 jours par an), ce n’était pas génial. Il est maintenant à Vancouver, où il fête Thanksgiving avec les gens de son auberge. Son auberge est cool et il fait beau. J’ai hâte de le voir…
Enfin, pour notre dernier jour à Rayong, on ira juste un peu marcher avec la mum, ce qui nous remplira une fois de plus les narines d’odeurs pas particulièrement agréables, mais maintenant, ça nous fait rire, on ne respire plus et on trace.
On va tous les 4 sur la toute petite plage en face de l’hôtel…

… on trempe nos jambes dans l’eau qui est bien chaude et on fait les cons dans le sable (ce serait trop long à expliquer). On avait besoin d’un peu de repos, on ne s’est pas ménagés depuis qu’on est arrivés. On a bien dormi, bien mangé, bien rigolé aussi, ne serait-ce qu’avec les employés de l’hôtel.
Ils sont très disciplinés et ne font pas d’écart. Quand on arrive à la table, l’un d’eux reste près de nous, pendant 20 minutes s’il le faut, pour noter notre commande, ça nous stresse au début et puis après, on s’y habitue. Il y a toujours quelqu’un pour remplir nos verres, d’eau, de vin, de bière. Un verre ne doit pas être vide et mon frère en joue. Il vide son verre juste après que la fille l’a resservi. Elle accourt. Ca a un côté un peu stressant pour nous tous, on a envie de leur dire qu’on le fera nous même, mais c’est-ce qu’il considère comme un bon service donc qu’est-ce qu’on peut y faire ?! Par moments, l’un d’entre eux glousse parce qu’on demande du riz avec un plat qui n’en nécessite pas ou parce qu’ils parlent anglais et qu’ils n’en ont pas souvent l’occasion.
Toujours est-il qu’après plusieurs jours, on les connaît et on les apprécie. On est les seuls dans la guesthouse, à part le dernier jour, mais on ne verra pas les pensionnaires. C’est un peu notre hôtel à nous, c’est chez nous ;)
L’inconvénient des endroits comme Rayong (super intéressant d’un point de vue authenticité), c’est qu’il n’y aucune activité touristique, on se serait bien vus faire de l’éléphant par ici, mais ce n’est pas proposé.
On file donc à Pattaya, qui n’était pas non plus prévu dans notre itinéraire. Apparemment, c’est une des villes très en vue des touristes sexuels. Ce n’est pas notre cas, mais il ne nous reste que quelques jours en Thaïlande alors il faut faire des choix stratégiques.
Je rajoute une petite ligne, car je me rends compte que je ne l’ai pas écrit, Rayong, c’est génial, c’est l’endroit que j’ai préféré “visiter” en Thaïlande, justement car il n’y a rien à visiter, j’ai trouvé les gens adorables, pas du tout dans une démarche commerciale, les échanges sont chouettes, on a de l’intérêt pour les gens, ils en ont pour nous. Les rues par lesquelles on est passés ne sont pas aménagées pour recevoir des touristes, on a donc pu voir la vie quotidienne des gens de Rayong, fin voilà, j’adore :) Je conseille donc cet endroit à ceux qui cherchent un peu la même chose. Par contre ceux qui veulent rencontrer des Occidentaux, avoir plein d’activités à faire, je ne le recommande pas, ils s’ennuieront.
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