Journee a Christchurch

Le lac Pukaki encore, bleu, bleu, bleu…

A l’etroit dans le van

Lake Pukaki
Aujourd’hui, c’est journee repos, journee internet, shopping, achat de souvenirs. On va ensuite a la bibliotheque de la ville et on y passe facilement trois heures a eplucher les Lonely Planet du Vietnam, du Laos, de la Thailande et du Cambodge. C’est hallucinant, hier encore notre discours ressemblait a « cool on va aller en Asie » (en gros, on ne sait pas du coup ce qu’on va voir, ce qu’on va vivre mais le depaysement ca etre extra), aujourd’hui, apres avoir vu des photos, lu des passages d’histoire, de geographie, de ce qu’il y a avoir ici ou la, dans nos tetes, c’est plus « on va traverser une riviere pour prendre part a un marche flottant, on va voir des gens pauvres, certains essaieront de nous voler, on vivra dans des hotels chics pour rien du tout, la faune de leurs parcs nationaux est bien plus dangereuse que les kangourous et les koalas australiens, on va prendre des bus sales, on va etre plongee dans une culture tres differente ou la religion a une place tres forte, en effet le bouddhisme va enfin avoir un sens a nos yeux grace a notre sejour de 10 jours dans un temple, grace aux nombreuses pagodes que nous visiterons. On va parler des langues tres difficilement prononcables et on ne comprendra meme pas les reponses qui nous seront faites, bref, ca va etre genial
»
Ce soir, on squatte la meme auberge qu’hier soir, on regarde la tele, on ecrit nos impressions sur la vie, sur l’Australie (une newsletter speciale Australie se prepare sur PVtistes.net et je tiens a y participer
), Camille se laisse aussi aller a l’expression du bordel innommable qui envahit son cerveau, ca nous fait du bien…
Repas, douche, on peut sortir de l’auberge… Une fois dehors Camille dit « mer** j’ai oublie mon pull dans la salle de bain », elle met sa main sur sa bouche comme une petite fille coupable d’un crime impardonnable, je lui demande si c’est un pull a moi, elle dit « non, pire, tu vas me tuer… y a les cles du van dans la poche du pull ». Nous voila donc, Camille a toquer a la porte d’entree et moi a la fenetre de la cuisine. Au bout de quelques minutes (il pleut bien sur 8-O), un mec ouvre la porte d’entree et demande a Camille « bah t’as pas de cle? », elle repond que non, en s’introduisant dans l’auberge. Le mec, apercevant sans doute, son sac en plastique, sa serviette de toilette et sa bouillotte, se permet un petit « tu vas ressortir apres », elle dit que oui, provoquant ainsi chez lui une moue des plus parlantes (keskecékecet’fol?). En moins de deux, la voila dehors, avec son pull et les cles, youhou !!