Et un jour, la Chine…
Article pour www.PVTistes.net, sans rapport aucun avec ce qui se passe dans ma ptite vie australienne ![]()
On me demande souvent pourquoi. Oui, c’est vrai ça… pourquoi ? Je réponds automatiquement que si je veux aller en Chine, c’est pour apprendre le mandarin. Je m’entends parfois dire que je pourrais prendre des cours en France ou encore que mon projet n’est pas très judicieux car les Chinois apprennent de plus en plus l’anglais et que bientôt, la maîtrise de leur langue ne sera pas une compétence très recherchée.
Je me souviens de ceux qui disaient que c’était risqué de partir au Canada sans avoir trouvé d’emploi auparavant, que j’allais souffrir du froid, bref, de ceux qui ne croyaient pas (ou plutôt qui ne voulaient pas croire) à la réussite de mon PVT canadien.
Mon départ pour l’Australie a suscité un bien moins grand nombre de réflexions de ce genre mais quand même, partir seule, blablablablabla. Ces gens ont pour point commun de ne pas être des membres de ma famille, ni même des amis. Ceux-ci sont remarquables, ils me soutiennent, me conseillent, s’inquiètent un peu, mais pas trop, je n’ai rien à redire…
Ceci dit, les remarques de ces destructeurs de rêve font leur bout de chemin dans ma tête. Je pourrais étudier le mandarin, plutôt que d’être en immersion, moi à qui mes proches et ma ville manquent tant. Est-ce vraiment une bonne idée de vouloir apprendre une nouvelle langue ? Cette langue-ci ? Oui, c’est aussi une question que l’on me pose : pourquoi le mandarin ?
Ma réponse toute faite consiste à dire que j’adore les langues et que l’une des langues qui risquent de s’avérer utile de parler dans les années à venir, est le mandarin.
Je suis alors confrontée à une moue en parfait accord avec des yeux écarquillés, emplis d’incompréhension. Oui je veux parler le mandarin car c’est une langue qui me plaît, car son apprentissage est un réel challenge, un nouveau challenge, un challenge plus difficile que les précédent, car la population chinoise est grandissante en France comme au Canada, qui sont, à l’heure actuelle, les deux seuls pays en lice dans lesquels je conçois de commencer ma vie d’adulte responsable et stable.
Mais mon envie d’aller en Chine ne se limite pas à une langue, ce pays n’est pas une bulle dans laquelle s’enfermer, tel un laboratoire de langues et de laquelle je ressortirais bilingue.
Le Canada m’a appris la vie d’adulte et ses difficultés soupçonnées mais pas encore expérimentées. L’Australie m’a donné goût à l’indépendance, à la liberté du voyage en solo, à la vie mobile, mais si je réfléchis bien, j’ai sensiblement connu le même genre de vie en France, au Canada et en Australie. Le choc culturel ? Bien sûr qu’il est présent, dans la langue, les mœurs, le comportement des gens notamment mais quand je ferme les yeux et que je m’imagine en Chine, entourée quasiment exclusivement de panneaux pleins de signes qui ne me rapportent à aucun coin, même infime, de mon cerveau, de voix qui se mêlent pour former un brouhaha incompréhensible, confrontée à un niveau de vie bien au dessous de celui que j’ai connu jusqu’à présent, à une pauvreté belle et bien réelle, à des mœurs très différentes, je me dis que ces quelques mois en Chine ne seront certainement pas qu’un séjour linguistique. Je sens que le choc sera dur, que la solitude va me peser bien plus qu’elle ne l’a jamais fait, que je vais me sentir désorientée et que j’aurais sans doute envie d’abandonner. Mais, ça aussi c’est un challenge, j’ai envie de découvrir la culture chinoise, d’en aimer certains points, d’en détester d’autre, de m’y adapter, de me débrouiller pour ne pas souffrir de trop de cette nouvelle vie…
La solution à cet isolement dû principalement à la langue sera justement le pourquoi de ma venue en Chine. C’est cette maîtrise de la langue qui va m’aider, d’abord à survivre, puis à vivre…
Ainsi je comprends que des cours pris en France n’arrivent pas à la cheville d’un environnement, d’une sorte d’absence de choix autre que de parler, essayer, pratiquer, se tromper, assimiler, de contacts avec des locaux, de photographies prises chaque jour par mes yeux, menant mon cerveau à reconnaître puis à connaître ce signe, puis celui-ci et celui-là… oui, je suis bien décidée cette fois ! Cette intégration crescendo, je l’espère, nous verrons bien ce qu’il en sera vraiment. Je sais aujourd’hui que mes prévisions canadiennes comme mes prévisions australiennes se sont avérées bien éloignées de tout ce que j’ai vécu ces deux dernières années.
Ah la Chine! ça me fait rêver parce non seulement mon père est chinois mais j’ai aussi de la famille la bas…petite on a voulu que j’apprenne le madarin à l’école mais je me suis sauvée ^^ le train été déjà en marche et je ne pouvais pas suivre les autres élèves
, je regrette un peu…je t’encourage à aller au bout de tes rêves…moi la Chine se sera peut être dans quelques années enfin je l’espère! bon chance à toi, je continue à suivre ton aventure " autour du monde"
la chine!! yeah je t’encourage a y aller si c’est ce que tu veux! Et c’est sur que niveau choc culturel tu ne seras pas decue!!! alllezzzzzzz LILOU encore de belles aventures!!!
Puis en 2008 c’est les JO!!!