JulieMeunier.net

Qui vit voit, qui voyage voit davantage.

Nouveau boulot !

mars14

Depuis le 1er février, j’ai un nouveau boulot. Mon embauche s’est faite le plus naturellement du monde. J’ai vu l’annonce sur Pôle Emploi, je me déplacée pour déposer mon CV et ma lettre de motivation manuscrite puisque les bureaux se trouvent à 10 minutes à pied de chez moi. Le lendemain, j’ai reçu un coup de fil et un entretien m’a été proposé dans les jours suivants. Deux jours après l’entretien, j’apprenais la bonne nouvelle par téléphone. Le lundi suivant, je commençais. La chance a été de mon côté une fois de plus :)

La femme enceinte que je remplace devait me former pendant tout le mois de février mais le 10, elle a été arrêtée par son médecin, je me suis donc retrouvée un peu livrée à moi-même mais finalement j’ai pris mes marques rapidement (on apprend plus vite quand on est seul c’est bien connu). Et alors, qu’est-ce que je fais au juste ?? Je suis attachée administrative et comptable dans un cabinet d’architectes.

Pour le côté administratif, il y a répondre au téléphone, au courrier, aux emails, préparer les notes d’honoraires et pour la compta – j’en avais jamais fait – du crédit, du débit, pareil, j’ai appris vite, en me servant notamment de ce qui avait été fait avant et je trouve ca plutôt cool. Au fil des semaines, je fais de plus en plus de choses variées et je découvre les différents aspects du métier d’architecte et notamment l’aspect « business ». Naïvement, je pensais qu’un architecte passait ses journées à chercher des idées et à les mettre sur le papier, de coups de crayon habités. Mais il doit aussi s’occuper de l’appel d’offres, faire baisser les devis des entreprises, bref on s’éloigne du côté purement artistique !

Mes collègues sont vraiment cools. On est 7, il y a une bonne ambiance entre nous, c’est vraiment important pour moi :)

Donc voilà, mon contrat se termine fin juillet, il se peut que je travaille un peu en août aussi, on verra.

Après ça, c’est vers d’autres horizons que l’on va s’envoler avec Jeremy, mais ça, ca mérite un billet bien spécial alors je n’en dis pas plus. Lorsque j’ai dit à mon patron que je reprenais mon « tour du monde » en septembre, on a rapidement évoqué l’éventualité que je revienne travailler à l’agence en fin d’année. La raison m’a fait penser que ce ne serait pas une mauvaise idée, pour assurer mes arrières, et puis parce que jusqu’ici, c’est une très bonne expérience, mais certaines phrases que l’on m’a dites ont clairement résonné dans ma tête et m’ont remise dans le droit chemin.

Un grand merci à celle qui se trouve être la première personne depuis trèèèès longtemps à me dire que j’écris bien. A l’époque où ce blog vivait plus, on me faisait souvent ce compliment et je me sentais forte, j’avais envie d’écrire, d’écrire, d’écrire, toute ma vie. Il y a eu 2008 et la Marque Rose qui m’a pas mal accaparée, le Canada, où je n’ai pas été à ma hauteur par rapport à l’Australie et ces derniers mois de boulot qui ne m’ont pas laissé beaucoup de temps et j’ai de moins en moins écrit, au point de ne plus avoir du tout confiance en moi à ce niveau-là :(

Tout ça pour dire (avouez, vous avez perdu le fil ;) ) qu’en rentrant en France, j’aimerais sérieusement prendre un moment pour réfléchir aux opportunités qui peuvent s’offrir à moi, pour trouver ce qui me plaît vraiment.

posted under Non classé | 6 Comments »

London calling !

mars13

Avec la mum et le frérot, on part pour Londres aujourd’hui ! Deux minutes avant de partir, je me connecte sur gmail pour récupérer l’adresse de l’auberge (c’est mieux) et là, écrit en tout petit dans l’email que je n’avais pas vraiment déchiffré « les guests doivent avoir entre 18 et 35 ans ». Euh… Anthony et moi, ça va, mais maman, pas vraiment. J’appelle directement Londres (eh eh, ça fait film d’action :p) et la nana, toute gentille qu’elle est, me dit que ma mère ne pourra pas dormir à l’auberge, mais qu’à notre arrivée, elle nous aidera à lui trouver quelque chose. Je suis dégoûtée, on file en vitesse et bien sûr j’oublie de noter l’adresse…

Évidemment, de la fumée a été aperçue sur une station de la ligne 4, on se retrouve à prendre une correspondance, rahhh encore du stress !! On arrive à la gare du nord 10 minutes avant l’heure limite, ouf !

Direction les cabines téléphoniques rouges…

… des taxis massifs…

… et des Anglais so British !

En arrivant à Londres, je constate que dans le feu de l’action, j’ai oublié l’adresse de l’auberge, mais comme je me souviens qu’une des phrases accrocheuses de l’auberge, c’était qu’elle se trouvait à une minute à pied du British Museum, on sait où se diriger. Pour localiser l’auberge, on entre dans des hôtels et on en profite pour demander s’il leur reste des chambres de dispo. Souvent, tout est pris et souvent, c’est bien cher.

On finit par trouver l’auberge et quand on arrive, on se retrouve face à la demoiselle du téléphone. Finalement, elle dit que la mum ne fait pas son âge et hop, c’est dans la poche, mais maintenant, je vérifierai TOUJOURS les emails de confirmation pour éviter ces problèmes d’âge dont je n’avais jamais entendu parler.

Ensuite, on fait tout pour profiter du vendredi. On va au British Museum, on ne visite le musée parce qu’en restant 2 jours dans la ville, on se dit que c’est dommage de passer plusieurs heures à visiter un musée. On essaie de voir la ville en marchant beaucoup, c’est le mieux à faire !

On passe à Picadilly Circus…

… à Trafalgar Square.

On marche pendant toute la fin de journée et le lendemain, on se balade à Hyde Park…

… on passe à Buckingham Palace, on ne sait pas si c’est un jour spécial, mais la place est pleine de monde et on a assisté à la sortie de la garde royale, c’est sympa. On va ensuite aux pieds de Westminster…

… d’où on aperçoit Big Ben et on se fait une sorte de brunch à l’anglaise, miam miam :)

Le week end est passé très vite. On a sans doute « survolé » certains endroits, mais ça fait un bien fou de s’évader deux jours, en rentrant à Paris, j’ai le sentiment d’être partie tout une semaine, d’autant qu’on s’est marrés tout le week end !!!! On a aussi un peu shoppinguer, je dois dire que la mode anglaise, ce n’est pas DU TOUT ma cam, beaucoup de froufrou, de dentelles, de too much, pouah ! :p

Notre auberge, on vous la recommande. Elle n’est pas chère, elle est super bien située et le staff est super sympa. J’ai notamment discuté avec 2 Français qui y travaillent, ça m’a donné envie de refaire la tournée des auberges, j’adore l’ambiance ! Le nom de l’auberge c’est Astor Museum Inn.

Voilà donc j’espère qu’il y en aura d’autres des week-end sympa en attendant le grand départ ! Quel grand départ ? On vous a parlé des Etats Unis, notre chômage prolongé nous a ensuite fait douter mais normalement on devrait pouvoir partir à l’aventure avec Jeremy, j’ai hâte, j’ai hâte !!!! :)

posted under Non classé | 2 Comments »

Mamie

février23

Le 6 février, je souhaitais à ma mamie de voir d’autres couleurs, elle dont le corps et l’esprit ne voulaient plus.

Le 15 février, en vaquant à mes occupations, j’ai su que j’allais passer mon permis et que ma grand-mère ne serait plus là.

Le 16 février, ma grand-mère était morte. Première réaction, des larmes, sans doute dues au choc de cette mort à laquelle on s’attendait pourtant, mais sans doute aussi à ces mois difficiles à voir ma mamie souffrir, à voir ma mère souffrir de voir sa mère souffrir, à ces mois qui nous ont appris ce qu’était la maladie d’Alzeihmer associée à un col du fémur cassé : une chute rapide. Vite après les larmes, des phrases un peu bateau mais tellement vraies : « c’est mieux pour elle ».

Je parle un peu avec ma mère, avec Jeremy, et avec mon autre grand-mère. On évoque la mort de mon grand-père, que j’ai vécue de loin, puisque j’étais au Canada et que j’ai toujours un peu niée en me persuadant que si je ne voyais pas mon grand-père, c’était parce que je voyageais beaucoup et que je ne passais pas beaucoup de temps en France.

Le 23 février, c’est le jour de l’enterrement. C’est une première pour moi. Avec ma mère, mon frère et Charlotte, on s’y rend en voiture. A l’église, on revoit pour la première fois depuis très longtemps des cousines, des oncles, des tantes et des gens qu’on a dû voir étant petits mais dont on ne se souvient pas. Il faut dire que nos relations avec eux sont inexistantes depuis des années. C’est triste de constater que ce sont souvent les enterrements qui forcent les familles à se réunir.

Nous entrons dans l’église – particulièrement moderne et sobre – et le cercueil est apporté. Je ne pensais pas réagir de façon aussi virulente, je fonds en larme à la seule pensée que ma grand-mère est dans cette « boîte ».

La bénédiction ne sera pas trop longue. A ce moment, je comprends que tant de gens croient en Dieu. C’est avec plaisir que je dis au revoir à ma mamie en écoutant ces mots qui ne m’évoquent pourtant pas grand chose. Je me dis que s’il y a un moment où on peut avoir envie de croire pour l’autre, qu’il est dans un meilleur ailleurs, c’est bien maintenant.

Ceci dit, quand la prêtre a dit que « grâce à Dieu, Ginette a pu terminer sa vie chez elle, comme elle le souhaitait », au fond de moi, j’ai pensé que dans ce cas, je croyais en Dieu, car Dieu c’est ma mère, qui a laissé derrière elle de l’énergie et des plumes pour que le vœu de ma grand-mère soit exaucé.

Combien de gens ont dans la bouche ce « grâce à Dieu » ?! Quitte à évoquer Dieu, je préfère dire « aide-toi, le ciel t’aidera ».

On fait des choix, des bons, des mauvais et la vie suit son cours en conséquence. Si ma grand-mère est morte chez elle, ce n’est pas grâce à Dieu ! Alors merci maman, je pense que tu as prouvé à mamie tout l’amour que tu avais pour elle.

Des bouchons sur la route et un petit souci de point de rendez-vous ne nous ont pas permis de voir ma grand-mère avant que son cercueil soit fermé. J’avais hésité à aller la voir mais avec le recul, je pense que j’aurais eu beaucoup de mal à la voir morte, même si apparemment elle était très belle, soulagée de ses douleurs, avec sa robe bleue et ses chaussures qu’elle trouvait confortables.

Je n’aurais pas eu l’occasion de le lui dire de vive voix, ca aurait été mal venu, mais mamie, je suis contente d’avoir passé tout ce temps avec toi depuis mon retour du Canada, de t’avoir tenu la main quand tu étais angoissée, de t’avoir dit des « mamies » rassurants, même si tu ne te souvenais pas toujours de moi, de t’avoir parlé à l’oreille et fait des bisous sur la joue quand tes soins te faisaient mal. Avec maman, on se rappellera toujours de la belle femme que tu as été.

posted under Non classé | 8 Comments »
« Older EntriesNewer Entries »
juillet 2010
L Ma Me J V S D
« juin «-»  
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031