JulieMeunier.net

Qui vit voit, qui voyage voit davantage.

Bye Bye NOLA !

juin14

(NOLA ? New Orleans, Louisiana. Oui, car LA, ce n’est pas que Los Angeles :p)

Alors, ça y est, on est de nouveau à l’aéroport ? Déjà une semaine ?

Oui. Une semaine entre 31 et 35 degrés, une semaine French Quarter, palmiers, jazz, alligators, vaudoo, poisson chat, mahi-mahi, Tabasco, souvenirs coquins, marche, marais, plage. Une semaine sauce Alfredo, Café du Monde, Canal Street, bus #11, bateau à aube, essuie-glace, clarinette, saxo, Annunciation, Felicity et tutti quanti. Une semaine dans le bayou, sous la clim, dans les street cars vert et rouge, sur Bourbon Street, dans la Nissan… Une semaine à la Nou Orlieunz, bercée de Cabrel, de la police, de De Maison et de Miss Ferrier; de tarot, de yam, de scrabble et de rami.

Bref, de l’évasion, du repos, du soleil, de l’anglais, des délires, exactement ce qu’il nous fallait à tous les trois !

Ceci est l’illustration parfaite du billet pas intéressant pour ceux qui n’étaient pas à la NO mais que nous, dans quelques années, on aimera relire :)

En quittant mon frère et ma mère, je me sens orpheline. On vient de passer 24 heures sur 24 ensemble pendant une semaine et ce n’est pas facile de les quitter. On s’habitue à être loin de sa famille pendant un an et les revoir comme ça, pendant un court laps de temps, d’autant plus intense, c’est fatal. Je me souviens de nous le soir du départ des parents de Jeremy… perdus…

Deux avions et une escale à Philadelphie plus tard, je suis à Buffalo, le moral dans les chaussures et je ne sais pas à ce moment-là que les galères n’ont pas encore eu lieu.

Je montre mon bout de papier au conducteur du bus qui doit me ramener à Toronto.
– « C’est pas un billet »
– « Quoi ? »
– « C’est pas un billet, ça, donnez-moi votre passeport et on verra à Buffalo. »

Je rentre dans le bus et la fille assise à côté de moi m’explique que quelqu’un d’autre a eu le même problème et que je devrais pouvoir faire réimprimer mon billet au prochain arrêt. Avec Megabus, la société de bus qu’on prend tout le temps, il suffit d’imprimer l’email de confirmation, mais avec Greyhound, il faut un billet, que j’ai reçu il y a trois mois et que je revois très bien attendant patiemment mon départ pour la Nouvelle Orléans sur mon bureau. Oui, il est sur le bureau là !

A l’arrêt d’après, je vais au guichet :
– « Oui, il me faut juste votre carte de crédit. »
– « Oui, voilà » (je tends ma carte française pensant avoir payé avec celle-ci)

Et non, c’était avec la carte canadienne, qui, cela dit en passant, a été remplacée par une nouvelle car elle a expiré il y a quelques semaines. Je dois donc repayer un billet. Je m’effondre, cette journée est affreuse, il manquerait plus que je n’ai pas de visa touristique à la douane et la journée sera parfaite. Voilà ce que je pense à ce moment-là.

Le passage à la douane arrive… En voyant que je viens de bénéficier d’un visa touristique de 6 mois, le douanier m’envoie a l’immigration et là, commence l’interrogatoire typique des gens dont on se méfie :
– « Votre copain est au Canada, c’est quoi son nom ? »
– « Il est né le combien ? »
– « Le 18 février 1983″
– « Le 19 ? »
– « Non le 18″
– « Et vous le 12 septembre ?’ – « Non le 9 décembre » – « Comment vous épelez le nom de votre copain »

Il m’explique que je ne peux pas bénéficier d’un nouveau visa touristique de 6 mois, que j’ai déjà eu 6 mois pour visiter le pays, et que ce n’est pas fait pour s’installer. Je lui dis que je prévois de rentrer pour Noël et que je suis traductrice freelance. Il me dit que des gens font ça, ne ressortent plus du pays et que le Canada ne peut plus les faire partir après.

Je suis alors laissée dans le silence le plus complet pendant 15 minutes, face à un douanier qui tapote, qui recherche, qui s’en va, qui revient et qui m’accorde au final un visa touristique expirant le même jour que le visa de Jeremy.

Ces 30 minutes, elles m’ont donné l’impression de durer 3 heures, 3 heures pendant lesquelles j’avais peur d’avoir l’air louche, de dire un truc bête. Mais tout est bien qui finit bien.

Encore deux heures de bus et je retrouve Jeremy. Je n’ai plus une once d’énergie, au dodo !

Tiens, m’man, c’est pour toi, la version originale : http://www.deezer.com/track/883707 ;)

Derniers jours à la Nouvelle-Orléans !

juin13

Ces trois derniers jours, on est restés à la Nouvelle Orléans (le nom fait beaucoup plus pompeux en français qu’en anglais). On est allés au nord de la ville, où se trouve le City Park. On a pu voir des tonnes d’œuvres d’art, se détendre à l’ombre des arbres et goûter aux joies du Street Car local, beaucoup plus typique et charmant que le Street Car torontois. Et pour te répondre Louis, oui, le Street Car sur Charles Street est de nouveau en fonctionnement.

Anthony et sa coupine l’araignée.

Piège à insectes, ne pas toucher !

Après où est Charlie ? Où est l’écureuil ? :p

Il fait une chaleur de plus en plus pesante, je crois qu’on atteint facilement les 35 degrés avec un taux d’humidité hors norme. Du coup on est vite fatigués. Inutile de dire qu’en fin de journée, c’est 3 loques qui se retrouvent dans la même chambre. La douche est vécue comme un cadeau du ciel, notamment parce que, comme on passe notre temps en tongues, on a les pieds tout noirs et en entrant dans la douche, c’est cracra :p

Une aire de picnic assez bizarre. Elle est placée sous l’autoroute :$

Dans un petit parc de Marigny, un hommage aux morts du SIDA

On fait aussi des découvertes culinaires : des bouchées d’alligator. La panure joue sans doute sur le fait que je ne saurai pas trop vous décrire le goût de la bête ;) mais la mum et moi, on se souvient qu’à Sydney, avec Camille et Briac, on avait déjà trouvé que le crocodile n’avait pas trop trop de goût. Mais niveau texture, le frérot a décrit ça – à juste titre d’ailleurs – entre le moelleux du poulet et l’aspect caoutchouteux des calamars

Avant

Après

On mange également du poisson chat et du Mahi Mahi, trop bon  Bon et puis pour finir sur une touche moins originale, on a goûté aux fameux beignets du Café du Monde. Ce café se trouve en plein French Quarter et plusieurs personnes m’ont recommandé d’y aller alors c’est parti !

Mahi Mahi avant..

… et après

Poisson chat avant…

… et après

Ça par contre, on a pas goûté :p

Bon, comme vous pouvez le voir, les beignets, c’est « gras et sucre glace à volonté » mais j’ai quand même tout mangé :p Par contre, au niveau de l’ambiance du café, on a trouvé ça un peu cantine et un peu usine, je ne sais pas combien ils emploient de monde mais on dirait que rien qu’avec ce café, la Nouvelle Orléans est à l’abri du chômage :p

On prend aussi le temps de prendre un verre en terrasse devant un groupe de jazz vraiment sympa !

Un vieillard explique à deux enfants les caractéristiques de son copain.

On fait les derniers petits achats compulsifs, souvenirs et autres bêtises et on fait un dernier tour dans notre quartier. Aucun regret d’avoir choisi cette auberge de jeunesse. Elle n’est pas en centre ville et tant mieux ! J’ai lu sur le net que celles du French Quarter notamment étaient assez bruyantes, alors que là c’était assez calme malgré le nombre de gens qu’on a pu rencontrer – d’ailleurs on a rencontré des Françaises qui ont suivi leur père au Québec – très sympa, maintenant elles parlent avec des « pis », des « là », en vraies petites Québécoises c’est marrant ;)

Les jolis abris-bus

Donc pour en revenir a notre quartier, il est résidentiel et de toute évidence, il a dû être saccagé avec Katrina car tout semble neuf, rénové, c’est paisible.

Les flics font des rondes super fréquemment

Paisible et angoissant à la fois. C’est vraiment l’impression que m’a donnée la Nouvelle Orléans. Beaucoup de rues sont désertes, des zones sont abandonnées, saccagées et souvent on s’est demandé si des gens habitaient ici ou là. Dans le centre, il y a du monde, pas trop, juste comme il faut, mais ce sont des touristes alors si je m’imagine la Nouvelle Orléans à une période peu touristique, je me dis que ça doit être difficile de venir tout seul ici car je pense qu’on peut vraiment se sentir seul dans cette ville, plus qu’ailleurs. Mais avec sa famille ou ses amis, c’est très sympa :) Les maisons sont luxuriantes, on dirait que tout le monde essaie d’avoir sa petit jungle devant chez lui ici, c’est chouette :)

Toutes les photos sont ici !

Long Beach et Bayou !

juin10

Ce matin, on va récupérer notre voiture et c’est parti ! On se rend d’abord dans l’état du Mississippi où se trouve Long Beach, une plage qui, comme son nom l’indique, s’étend sur des kilomètres. Du sable blanc, fin, brulant, mmmmhhh. Par contre, l’eau – du Golfe du Mexique s’il vous plaît ;) – n’est pas très claire alors même si je m’y baigne un peu, je ne m’attarde pas puisque des poissons (j’imagine 8-O ) se jettent contre mes jambes et je n’aime pas l’idée de ne pas voir de qui se passe sous l’eau :p

On se repose un peu sur la plage et on se rend dans le bayou – typique de la Louisiane – une zone marécageuse où on peut normalement apercevoir des alligators !

En chemin, on voit des tonnes de pneus crevés sur le bord de la route, sans doute à cause de la chaleur qu’il fait…

Pendant plus d’une heure et demie, un natif du bayou nous raconte son histoire, celle de son grand-père et nous donne diverses informations sur sa région. C’est très intéressant et ce qui nous entoure est magnifique. C’est très humide, il y a des libellules partout, l’eau est loin d’être claire et évidemment, on espère bien y voir apparaître les fameuses bebettes ;) Très rapidement, on peut en apercevoir une, puis deux, puis trois. Merci mon appareil, merci mon objectif, je peux prendre des belles photos :)

Un avant goût…

Et vous, ça vous fait penser à quoi ?

Le marais

Après toutes ces émotions, informations, photomatons et tutti quanti, on est crevés ! C’est sans doute pour ça qu’on a du mal à éteindre les essuie-glaces (en s’y mettant à trois pourtant :p ) et c’est aussi sans doute pour ça que la mum, sans le faire exprès, tourne au dernier moment sur sa gauche, bloquant ainsi le feu rouge de la rue perpendiculaire. Et là, surgi de nulle part ??!!! Un raffut du tonnerre ! C’est la police de la Nouvelle Orléans ! « BWOP BWOP NOPD » ! Ils se mettent à crier dans leur « mégaphone » et j’entends le mot « feu rouge ». Je me dis qu’on a grillé un feu rouge, je fais le geste désolé de la main, mais les flics reprennent leur micro pour nous dire de nous pousser. Avec tout ce bruit, c’est comme si on était cernés par toute la police du pays, les hélico, les tireurs d’élite, alala, rien à voir avec la police française ! Finalement, on se pousse et la voiture de police file…

Petite frayeur et finalement gros fou rire !!! C’est à l’auberge, tranquillement, que se termine cette journée. Pfiou, dodo !

Toutes les photos sont par ici !

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