Koh Chang

Koh Chang, ça sera le Nikko du Japon, le Old Oraibi des USA, le raté du voyage quoi ! A ma plus grande déception bien sûr, puisque je nous voyais déjà sur la plage, à dormir et à bronzer pour revenir magnifiques début novembre… Eh bien pas du tout, nous avons un temps pourri !

Le matin, on part de Bangkok en bus, depuis la station de bus Ekkamai. On en a pour 5 heures, qui passent assez vite, le bus est bien. A la télévision, il y a un film d’action américain doublé en thaï, ça l’air bien nul…

On prend ensuite un ferry pendant une quarantaine de minutes…

… pendant lesquelles un petit Thaï tombera littéralement amoureux de Charlotte. Et vas-y que je te lance des bisous et que je rigole à tout ce que Charlotte fait :p

On n’a pas réservé d’hôtel donc on demande au monsieur de la navette de nous déposer quelque part sur la plage de Kai Bae, une plage apparemment plus calme que les autres. On dit ok au premier hôtel, même si la chambre (pour 4) est très petite. Juste la place de mettre deux lits doubles quasiment côte à côte. Bref, c’est pas terrible mais on ne se sent pas de chercher 3 heures un super hôtel.

Bon, et puis surtout, il ne fait pas beau, il se met à pleuvoir. On demande à l’hôtel s’ils ont une connexion internet pour qu’on puisse voir la météo, non, ça ne marche pas aujourd’hui à cause du temps. C’est vrai qu’en venant jusqu’ici (dans un grand tuk tuk où nous aurons fait une rencontre délicieuse, je vous en parle après… ), il y a des routes qui se sont effondrées sur le côté et des roches qui se sont décrochées des parois. Il semblerait que ce ne soit pas le meilleur timing pour venir sur Koh Chang…

Les fils électriques sont toujours là !

Opérationnels quel que soit le temps !

Pour en revenir au tuk tuk, en montant, on a découvert 4 Russes dont un avec un cocard et un autre complètement endormi. Il est 16h, ils sont bourrés de chez bourrés ! Monsieur cocard ne veut pas payer, il insulte (on pense :p) le conducteur en russe. Celui en face de moi essaie tant bien que mal de dormir (il fait plus de la peine qu’autre chose) et la fille se décide finalement à se lever pour donner 10 euros au conducteur à qui on dit, une Anglaise et moi, que ça équivaut à 400 Baths. Ok, c’est réglé.

Le soir, on se renseigne pour l’éléphant, le cours de cuisine, le snorkelling. On ne pourra faire que de l’éléphant car pour le reste il faut qu’il fasse beau et demain apparemment, c’est compromis aussi.

Je suis un peu dégoûtée, je ne fais pas la pluie et le beau temps certes mais comme c’est moi qui ai planifié ça, j’ai l’impression que c’est de ma faute si c’est nul…

On va ensuite manger dans le restaurant de l’hôtel, où il n’y a que des Thaïlandais, apparemment, il y a un anniversaire, ce qui nous donnera l’occasion de voir des Ladyboys faire leur show et de voir des cracheurs/tourneurs (?) de feu plutôt balèzes.

Les Ladyboys, certains d’entre vous ne doivent pas savoir ce que c’est, alors en deux trois mots, ce sont des hommes qui se sentent plus femmes qu’autre chose et qui s’habillent en conséquence.

Le Bouddhisme fait qu’en Thaïlande, ils sont très bien acceptés, il y a environ 200 000. Ils sont parfois super féminins (on en avait vus de magnifiques à Chiang Mai avec Camille). Là, il y en a des plus ou moins masculins (la mâchoire trahit souvent :p). Ce qui ne change souvent pas, c’est la voix, qui lève tout doute.

Le jour d’après, je me réveille à 5h30, ce qui me permet de prendre de jolies photos avant qu’il se mette à nouveau à pleuvoir.

On ne se sent pas de faire une balade à dos d’éléphants avec ce temps donc on quitte l’île sans en avoir vraiment rien vu. C’est décevant et en plus, ça donne l’impression qu’on a perdu du temps. J’ai beau savoir que ça ne sert à rien de se dire ça et qu’en plus ce genre d’épisodes font partie du voyage, ça me contrarie.

On prend un tuk tuk et avec le temps et les inondations partout, on a l’impression de quitter un pays en guerre, enfin vous voyez, en période de crise, comme si on avait mis dans le premier véhicule qui passe, direction on s’casse !

On reprend le ferry, d’où on aperçoit des méduses énormes…

En temps normal, il n’y a pas d’eau devant le petit magasin.

… puis un bus – avec que des Russes – direction Rayong, l’endroit recommandé par le monsieur de l’office du tourisme à Bangkok.

Le bus ne nous dépose pas exactement où on voulait, on va dans un café où il y a une connexion wifi (on a de la chance, la zone ne semble pas vraiment touristique). On trouve un hôtel qui est présenté comme un havre de paix par ceux qui y sont restés (je vais toujours lire l’avis des gens sur Tripadvisor).

La nana du café nous prête son téléphone.

J’appelle pour demander s’ils ont deux chambres disponibles. De toute évidence, la personne à l’autre bout du fil ne comprend pas grand-chose de ce que je lui dis. C’est pas grave, on y va. On demande aux filles du café combien nous coûterait un taxi, elles nous répondent qu’elles peuvent appeler quelqu’un qu’elles connaissent et que ça nous coûtera 500 baths pour 15 minutes. Wow, c’est cher. On sort demander à la station de bus. Le mec sort, appelle quelqu’un qui nous propose 400 Baths, c’est un peu moins cher alors on accepte.

Finalement, les filles du café feront des reproches à la fille qui nous emmène, comme si elle nous avait volés. Finalement, ce n’était pas « fifteen » mais « fifty » minutes. Si on avait su, on leur aurait dit oui.

Je monte à l’arrière du pick up avec la fille et ces 50 minutes m’offrent un gommage du visage gratuit :p

Quand on arrive au Saifaa Kitchen and Guest house, on nous attend ! Au moins 8 personnes sont là pour nous accueillir même si pas une seule ne sait parler anglais. Ca va être simple… :p

On y restera trois jours et en effet, on s’y sentira bien.

Bangkok

Encore une fois, j’ai bien du retard donc je vais vous parler des endroits où nous sommes allés en un billet (par destination). Il y aura donc un billet Bangkok, un billet Koh Chang, un billet Rayong et un billet Pattaya pour ce qui est de la Thaïlande. Commençons par Bangkok.

J’y suis déjà venue il y a 3 ans avec Camille, juste après notre retraite silencieuse chez des moines (récits dans la rubrique « articles » du blog (le premier jour, c’est le billet “ce qui devait être…”)). On n’y était restées que quelques jours et on s’était surtout baladées près de Kao San Road, la rue touristique de la ville. Cette fois, on va rester dans une auberge dans le quartier de Sukhumvit (c’est une grande route donc peut-être que ma phrase n’a pas de sens :p).

L’auberge (Suk11) est très chouette, tout en bois, dans une petite rue.

On arrive vers 12h le 10 (je suis partie le 9 à 1h40 du matin, 14h de vol jusqu’à Hong Kong, une heure d’attente qui est passée à une vitesse folle et 2 ou 3 heures d’avion pour rejoindre Bangkok… je ne sais plus ou je suis !)

Mon frère n’a pas trouvé son sac sur le tapis des bagages… Il contacte l’aéroport qui s’avère super efficace puisque demain, ils le lui apporteront à l’auberge !

On se balade un peu dans notre quartier…

… et ce qui nous interpelle tout de suite, c’est le nombre de fils électriques qu’il y a.

C’est incroyable il y en a partout, ils dépassent même parfois des poteaux sur les trottoirs, et lorsqu’on prend les escalators de la ville, on peut facilement les toucher. Ils font partie intégrante du décor ici.

On prend ensuite un taxi pour le quartier de Kao San road où il y a pas mal de temples et de grands bouddhas.

La fameuse rue est bien plus calme que quand j’y suis venue la première fois (début août), ce n’est pas plus mal. On entre dans un temple et un mec nous accoste, super sympa, il blague sur l’OM et puis il commence à nous conseiller d’aller ici et là et nous parle de tuk tuk (pousse pousse motorisé) très peu chers car ce sont des tuk tuk gouvernementaux et là, comme on dit en anglais it rings a bell. Sur le site (que je conseille à tous ceux qui prévoient de voyager en Thaïlande) www.mathailande.free.fr, j’ai lu quelque chose dont je ne me souviens pas parfaitement mais suffisamment bien pour voir qu’on est en plein dedans.

C’est une « arnaque » qui consiste à ce qu’un gars super sympa vous conseille d’aller à tel et tel endroit, sans vous proposer de vous y accompagner ou quoi (il est juste sympa) et qu’en sortant du temple, un autre mec vous dise la même chose en vous proposant de vous y accompagner pour pas cher et dans la conversation vous glisse une histoire d’achat de diamants pas trop chers, et ainsi de suite, un autre mec (rencontré au « hasard ») vous dira pareil, ce qui peut (ça n’aurait pas été notre cas de toute façon mais bon…) inspirer confiance et vous faire aller dans le magasin de diamants en question où un Occidental vous confirmera que c’est une super affaire, qu’il le fait souvent etc.

Toujours est il qu’on se barre et qu’après ça, environ 4/5 mecs à plusieurs centaines de mètre d’intervalle (et donc sur 15 bonnes minutes) sont venus nous accoster encore par hasard sous prétexte de nous renseigner sur notre chemin.

Ca fait bizarre et du coup, je me méfie un peu de tout le monde. On cherche le Grand Bouddha. On trouve pas, alors on décide de demander à… une fille ! C’est gentil une fille, ça veut pas t’arnaquer :p

Elle décide de nous y emmener, elle nous fait passer par une rue très étroite, qui nous fait voir l’arrière ville (si cette expression existe), si ça se trouve c’est un piège :p

Hop et voilà Bouddha ! Elle nous fait un grand sourire laissant apparaître son appareil dentaire et elle nous quitte.


Cette première journée est l’occasion de (re)découvrir Bangkok sous différents aspects. Cette ville, quoiqu’énorme, est assez bordélique. C’est très pollué, il y a beaucoup de circulation, ça klaxonne à tout bout de champs. Il y a des vendeurs de nourriture…

… de fringues…

… et d’autres choses encore,  sur tous les trottoirs. Les chiens errants se comptent par dizaines, ils ont faim de toute évidence.

Je me disais qu’un amoureux des chiens devraient ouvrir un centre d’accueil pour chiens à Bangkok et un amoureux des chats, un centre d’accueil pour chats à Tokyo, ils sont présents respectivement dans chaque ville en aussi grand nombre.

Ma mère s’imaginait Bangkok comme elle est, sans doute parce qu’elle a suivi assidûment mon blog en 2007. Par contre Charlotte et Anthony ne pensaient pas que ce serait si « pauvre », je mets des guillemets car ce n’est pas pauvre le mot que je veux employer mais je ne trouve pas le mot adéquat.

Beaucoup de gens ici semblent vivre avec très peu mais les gens qui mendient sont extrêmement rares et les gens sont globalement très souriants et n’ont pas l’air malheureux (mais je ne suis pas dans leur tête bien sûr). Disons qu’en comparaison du Cambodge, et un peu comme au Laos, les gens semblent très bien se contenter de ce qu’ils ont. Pour en revenir à la quasi absence de mendiants, on dirait que les gens tiennent à vendre quelque chose ou à vendre un service en échange d’argent plutôt que d’en demander sans rien en retour.

Dans la rue, tout le monde est là…

… les couturières installées là et proposant leurs services à qui veut, les marchands ambulants qui ont (presque) tout ce que vous pouvez vouloir…

… des joueurs d’échecs…

… des prostituées (on n’en a vu très peu), des gens qui mangent…

… ou encore des chauffeurs de tuk tuk et de taxis qui nous appellent tous « taxi, taxi », « where are you going ? », « tuk tuk », « 5 baths, where you want » (5 baths, c’est 25 cents d’euro, alors « where I want« , j‘en doute :p), bref, il y a de la vie partout.

Les immeubles sont, pour pas mal d’entre eux, très sales et les maisons qu’on peut voir ont souvent des tôles en guise de toits.

Il y a aussi des immeubles surprenants, comme celui-ci.

Les bâches sont très utilisées pour toute sorte de choses, notamment pour séparer les magasins ou les maisons les uns/unes des autres.

Le sol n’est pas souvent droit. Les trottoirs sont composés de carreaux qui tiennent plus ou moins bien au sol, il n’est donc pas rare de se prendre les pieds dedans :p

Il y a aussi pas mal de trous où stagne souvent de l’eau qui prend une couleur et un aspect peu ragoûtant.

Bon et puis, il faut bien le dire, il y a des endroits qui daubent, mais daubent. Parfois, il y a de fortes odeurs de nourriture quand plusieurs marchands se mettent à faire des brochettes ou encore quand on passe près de marchés à poissons.

(Ça se voit pas sur la photo, mais difficile d’entrer dans ce marché tellement les odeurs sont fortes…)

Ça, ce sont des odeurs que je trouve plutôt chouettes. Pour nos nez d’Européens, c’est quand même assez agressif mais c’est Bangkok. Ces odeurs je m’en souvenais et ça me fait plaisir de les sentir à nouveau.

Mais sinon, par moments, ça sent franchement mauvais… La mum est malade depuis la veille du départ, elle a une trachéite. Elle n’arrête pas de tousser et a du mal à respirer, vous imaginez l’épreuve Bangkok :p

Pour rentrer, on choisit de prendre un tuk tuk, une première pour les autres ! Ils expérimentent la pollution en plein dans le visage, le « VVVvvvvvVVv » incessant du tuk tuk, surtout dans les montées, où il peine à avancer et les écarts de conduite des chauffeurs, jamais vraiment ravis d’attendre dans les bouchons.

Ce soir, on mange dans le restaurant de l’auberge, le plat est bon mais le dessert (des petites bouchées un peu gluantes)… arg, je raffole pas.

On a pris une chambre familiale, avec 4 lits, alors ce soir, c’est combat sur la DS, fléchettes, bowling, bomberman etc. Super :)

Pour ce deuxième jour à Bangkok, on veut partir à la pêche aux informations pour notre prochaine destination (Koh Chang) et explorer des quartiers où il n’y a pas d’Occidentaux et donc pas de « taxi taxi !! » à la pelle. Mission accomplie !

On se rend tout d’abord au TAT, l’office du tourisme local, où l’employé nous glisse que Rayong, c’est vraiment joli. On n’a pas prévu d’y aller mais c’est noté, on ne sait jamais. C’est ici qu’on remarquera pour la première fois (mais pas la dernière) qu’en Thaïlande, il y a beaucoup d’employés pour (on dirait) rien. Là où une ou deux personnes suffiraient, 5, voire 6 personnes ont été embauchées. Elles restent souvent là à regarder ce qui se passe, sans rien faire. C’est bête mais par moment, ça met mal à l’aise d’être un peu au centre de l’attention lorsqu’on demande un conseil touristique, remplit un formulaire d’hôtel ou encore quand on mange. Mais comme dirait le frérot, il y a moins de chômage ;)

On se dirige ensuite vers un temple à peine visible sur la carte.

C’est encore le rouge et le doré qui prédominent dans ce petit temple de quartier qui ne peut accueillir que quelques dizaines (grand max) de personnes.

L’anecdote du faux sympa hier dans le temple nous a un peu refroidis, donc on veut un peu quitter les sentiers battus pour voir autre chose et ne pas rencontrer ce genre de personnes. En route, on passe dans un petit marché de quartier où on nous zieute pas mal. C’est à ça qu’on voit si on est dans un quartier touristique ou pas d’ailleurs. Pas de regards méchants, juste de l’intérêt, de la curiosité ou de l’étonnement.

Des petites filles jouent à cache-cache dans le marché. On observe celle qui compte, on pourrait en profiter pour apprendre à compter en thaï, mais c’est pas gagné ! A part sawadee ka (« sawadikaaaaaaaaa ») qui veut dire bonjour et kop khun ka (« copkounnkaaaaaa ») qui veut dire merci, on est pas vraiment bilingues bilingues :p

Mais bon en général, les gens à Bangkok parlent anglais ou au moins baragouinent, ce qui fait qu’il n’y a pas trop de souci de compréhension et pour enlever tout doute lors d’une vente, les vendeurs ont tous à la main une calculatrice. Alors quand on leur demande un prix, hop, ils tapotent dessus et vous montrent la somme. Si vous grimacez ou dites non, ils refont la même manœuvre en baissant un peu le prix. Si vous n’êtes toujours pas convaincu, souvent ils tentent un « how much do you want ? », la suite peut-être un bras de fer à quelques dizaines de baths ou tout peut s’arrêter si l’un des deux exagère trop au goût de l’autre.

Partout dans la ville, les gens ont l’occasion de faire des offrandes à Bouddha. Dans une petite rue en bord de rivière, à l’écart de la ville…

… comme en plein milieu de la circulation.

Niveau circulation, c’est un joyeux bordel là aussi. Il y a des voitures en très grand nombre, tout comme des tuk tuk et des mobylettes.

Il prend la pose ;)

Ils roulent plus vite que ce à quoi on est habitués, ils s’approchent beaucoup les uns des autres, mais ils ont l’air de bien gérer ce qu’ils font, on n’a ni vu ni entendu d’accident. Ils klaxonnent en permanence, pour signaler leur présence ou pour faire comprendre aux autres qu’ils gênent.

Sur les mobylettes, il n’est pas rare de voir 3, 4, voire 5 personnes (quand la majorité des passagers sont des enfants).

Les petits ont l’air bien habitué à tout ça donc ils se tiennent bien.

Quand on est piétons, il ne faut pas traîner quand on traverse la route en dehors des passages piétons au moment où le feu est rouge, ce qu’on fait constamment, les Thaïlandais n’ont pas l’air de vouloir freiner en arrivant sur vous, c’est à vous de vous affoler :p

Ce moine, il nous a fait rire quand il est allé tirer de l’argent au distributeur. Oui, il a besoin d’argent, mais ça nous a surpris de le voir en mode consommateur. Je parlais n’arnaque plus haut, apparemment l’une d’entre elle consiste à se déguiser en moine pour vous embobiner. Moche moche…

On va ensuite faire un peu de shopping dans un marché très animé, il y a beaucoup de gens partout, c’est assez sympa parce que ça respire quand même pas mal. On trouve des petites babioles, il faut dire que c’est chouette de passer du pouvoir d’achat français, américain ou encore pire, japonais, au pouvoir d’achat thaïlandais :)

On teste pour la première fois les nouilles vertes. Ma foi, c’est pas mauvais ;)

On prend le métro, énorme contraste avec ce qu’on a vu ces 2 derniers jours dans la rue. Le métro est nickel et plein de gens bien sapés, qui ont sans doute des bons boulots et des salaires corrects. Il y a deux mondes ici (pas qu‘ici je sais bien). D’ailleurs, par endroits, les deux se mêlent.

En parlant de deux mondes qui se mêlent, pas mal cette photo non ? :p

Le point commun de tous les quartiers, c’est la présence de photos du Roi et de la Reine.

C’est simple, il y en a partout, et ces photos les représentent à tous les âges, selon les préférences. J’ai fait une petite recherche sur le Roi de Thaïlande, Rama IX, c’est le dirigeant politique le plus riche du monde (fortune estimée à 23 milliards d’euros… )

En fin de journée, avec la mum, on se fait faire un massage thaï. Je me souvenais que ça faisait du bien mais je ne me souvenais pas du tout du massage en lui-même je pense parce que je ne m‘attendais pas à tant de « violence ». La nana nous malaxe la peau (ce qui peut faire mal sur les cuisses (enfin moi oui :p)), elle se met à genou sur nos fesses pour nous mettre ses coudes sur le dos, nous tourner à gauche et à droite. Ca craque.

J’ai clairement l’impression d’être une marionnette :p

Une fois le massage fini, c’est une évidence… J’étais toute nouée et je ne le suis plus. Je suis tellement relaxée que je me couche avant 9h, tombant dans un semi coma jusqu’au lendemain matin. 8 euros le massage d’une heure avec un tel effet, ça vaut le coup :)

Le dernier jour, et quel dernier jour !

Ce matin, on a un email de Ben, qu’on avait pu voir à Toronto et qu’on espérait pouvoir voir quelque part dans l’ouest américain, parce qu’elle aussi est en train de se faire un petit road trip avec des coupines. Elle nous dit que ce soir, après une randonnée dans Joshua Tree, elle dormira dans un camping à Montezuma. Hop, GPS, Joshua Tree – Montezuma. C’est parti.

Quand on arrive au point indiqué par le GPS, on est en plein milieu d’un désert, enfin il y a quelques maisons, mais les routes ne sont pas pavées et on ne voit personne. De toute évidence, ce n’est pas là. On reprend le GPS et on lui demande le camping le plus proche. On y rencontrera des gens super sympa qui ne voient pas du tout où peut se trouver Ben. Une des femmes lance qu’elle connaît bien une ville qui s’appelle Montezuma mais que c’est dans l’Arizona (nous sommes en Californie) et que c’est loin d’ici.

On nous conseille d’aller au Visitor Center du Park (car on est pas à proprement parlé dans le Joshua Tree National Park, on n’en est pas loin). Une des jeunes filles présentes nous explique qu’elle apprend le français et quand elle apprend qu’on vient de Paris, elle trouve ça “so cool”, elle le dira à sa prof ;)

Je me dis qu’on ferait mieux de retenter de trouver l’endroit dont Ben nous a parlé. Sur le GPS, un autre Montezuma apparaît, un peu comme un lieu-dit. On tente.

Finalement, c’est tout aussi isolé et a priori on y est déjà passés. On se décide à mettre l’adresse du Visitor center dans le GPS qui nous demande si on veut bien emprunter des routes non pavées. Disons qu’on peut pas faire autrement, on est déjà sur une route non pavée :p

Ca nous fait marrer d’être là en plein désert, de voir de temps à autre des sortes de caravanes complètement oubliées, on se demande si des gens vivent là. C’est marrant de se balader comme ça le dernier jour. Ce qui avait l’air marrant jusqu’ici va se transformer en notre galère la plus difficile et le pire, c’est qu’on ne verra pas Ben en récompense ce soir !

A à peine 2 miles du Visitor Center, on doit emprunter une route qui a l’air bien destroy, des gros cailloux sur la route et un air de route à 4×4. Mais on décide d’y aller. Et plus ça va, moins ça va… A un moment, je vais en éclaireur à pied et ce que je vois m’angoisse, la route devient plus étroite et il y a des énormes cailloux par terre, la voiture ne passera pas, c’est certain.

Jeremy recule et je le guide, mais malheureusement, la voiture va se trouver « embourbée”, un gros caillou touche le dessous de la voiture. On va essayer pendant une demi-heure de mettre d’autres cailloux, de surélever la voiture, de pousser, tout… rien à faire.

Jeremy commence à s’énerver, moi, je m’en veux d’avoir voulu chercher plus (au lieu d’écouter les gens du camping) et je trouve que s’énerver fera pas avancer le schmilblik alors – comme si c’était mieux – je me mets à chialer, ce qui aura pour effet de calmer Jeremy, bien décidé à prendre la situation en main. On abandonne notre voiture et on part essayer de trouver quelqu’un susceptible de nous aider. On marche dans un sable épais dans lequel on s’enfonce, le soleil nous tape dessus et au loin, on ne voit pas grand chose. On aperçoit une maison et des véhicules après 20 bonnes minutes. C’est moi qui prends la parole – ça inspire plus la confiance une fille :p – “excusez-moi, y a quelqu’uuuuuuuun ?” *rien* “on a un problème avec notre voiture” *rien*.

Rien sauf quelques petits bruits comme dans la première scène d’Il était une fois dans l’ouest. Il y a un panneau criblé de balles et par terre, des douilles… Tous les scénarios sont imaginables à ce moment précis.

On marche encore plusieurs minutes, même échec. Un peu plus loin encore, on se trouve face à des chiens surexcités (vive les grillages) qui nous laissent penser qu’il y a un maître dans le coin. C’est le cas, il sort et se présente, prénom, nom. Il n’est pas tout jeune et porte une ceinture lombaire. Heureusement, il est ok pour nous aider. Merci, merci, merci…

Non seulement sa présence et sa gentillesse nous rassurent mais ce mec est tropdoué. Il tire notre voiture, après s’être glissé dessous, il emmène son 4×4 plus loin, prend le volant de la nôtre, fait marche arrière – rayant tout le côté de la voiture mais là tout de suite, on s’en fout, il faut ce qu’il faut et il le fait très bien !!!

Ensuite il nous dit qu’il faut reprendre le chemin qu’on a pris pour venir. “Et pourquoi pas celui-là ?” (par où on est passés à pied pour aller chercher de l’aide). Parce que le sable y est trop mou, on va s’embourber…

OK, et là encore, Jeremy m’impressionne, il accélère quand il faut, passe doucement quand il faut sur cette route étroite, qui monte et qui descend, parfois les deux en même temps (par moment, on est presque à la verticale) et enfin, on rejoint une route plate. Quand le mec nous a emmené sur les lieux du problème, on a réalisé qu’on avait été dingue de passer par là. Depuis nos sièges, dans notre voiture, ça semblait casse-cou mais jouable mais vu de haut, depuis son 4×4, ça semble vraiment inconscient.

Tom, de son petit nom ;),  nous ramène sur une route en béton pour être sûr que tout va bien pour nous, on est tellement soulagés. C’était l’après-midi, la nuit allait tomber demain, on doit prendre nos avions respectifs demain, ça faisait trop de pression pour une seule et même journée.

On s’assure de demander à notre sauveur son adresse pour pouvoir lui envoyer un colis typiquement français à notre retour. Quand on est en galère comme ça a été notre cas, il y a une bonne part de désespoir qui intervient, on aimerait se pincer et que ce ne soit pas la réalité mais ça l’est. Dans notre cerveau, tout va trop vite, pourquoi on est passés là ? Pourquoi on n’a pas vu que c’était pas faisable ? Pourquoi, pourquoi ? On se dit qu’on va forcément trouver une solution et l’instant d’après, on se dit que non, c’est terrible comme on gamberge. Et quand la solution est là et que le problème se résout, c’est tellement de soulagement et de bonheur d’un coup que c’est comme si ça valait lecoup d’avoir balisé (c’est comme enlever ses chaussures de filles après une journée à avoir mal aux pieds :p) enfin je dis bien “comme si ça valait le coup” hein ;)

On passera une bonne heure à partager notre bonheur, nos “et puis quand il a sorti la voiture”, nos “roh, quand on a rejoint une route toute plate”, trop de choses à exprimer après un stress pareil, d’autant qu’on ne voulait mutuellement pas se stresser et qu’on marchait calmement de maison en maison sans trop se dire le fond de nos pensées.

On va ensuite dans la ville la plus proche essayer d’appeler Ben pour savoir où on peut la rejoindre, sans succès, elle ne répond pas. On saura le lendemain matin qu’elle et ses copines étaient bel et bien en Arizona, à Montezuma. Dommage…

On trouve un motel bien et pas très cher, et ce soir c’est repos. Pas de sac, rien, on verra demain matin. A chaque jour suffit sa peine comme on dit…

Demain, on rangera les sacs de façon à mettre un max de choses sans que ce soit trop plein (il reste encore un peu de voyage à faire et peut-être de choses à acheter). On jette nos oreillers Air China  (on s’avouera plus tard que ça nous aura fait quelque chose de les jeter dans une benne). Et le reste alors, on le jette ? On décide de laisser la nourriture qui nous reste et nos tentes/duvets/réchaud etc. dans notre chambre. Je dis à la femme de ménage qu’elle peut prendre tout ce qu’elle veut et laisse un mot pour être sûr que la personne qui s’occupe de notre chambre sache qu’elle peut se servir.

Quand je ferme la porte, j’ai un peu les boules de laisser tout ça. Je suis plutôt du genre à ne pas trop m’attacher aux choses mais là, ce ne sont pas n’importe quelles choses, elles ont fait notre vie pendant 4 semaines, ça peut paraître con à lire comme ça, mais on n’est clairement pas prêts à tourner la page road trip dans l’ouest américain…

On rejoint LA, on rend la voiture, on ne nous demande de rendre aucun compte grâce à notre super assurance (tant mieux d’ailleurs… ) et direction l’aéroport.

On passe une heure et demie tous les deux (pendant laquelle on me trouve un T-shirt “je bats mon mec à Guitar Hero – j’achète !!!!) et Jeremy doit prendre l’avion pour Seattle. Il m’a demandé de ne pas pleurer alors on se dit rapidement au-revoir mais quelques minutes après, le  contre-coup de son départ me tombe dessus. Pendant une bonne heure, j’erre dans l’aéroport, à gauche à droite, sans arriver à me poser nulle part. Après, je suis triste, je pleure, j’essaie de jouer à la DS pour penser à autre chose mais je n’y arrive pas.

Je me souviens quand Camille a pris son avion après nos 3 mois et demi de voyage il y a trois ans, j’ai été très triste, vraiment, et là c’est encore pire parce que c’est Jeremy et que je l’aime trop.

Quand on passe autant de temps avec quelqu’un, surtout quand on passe beaucoup de temps à deux, c’est très dur d’être séparés et puis en deux ans et demi, ce sera notreplus grande séparation. Je sais que ça va être un très bon moyen pour nous de se manquer pour mieux se retrouver mais là, avec 7 heures à attendre, dans un aéroport (un terminal assez petit) qui ne me plaît pas, où je ne trouve rien à faire, c’est dur. Et puis voilà, je n’arrête pas de le dire, mais on a vraiment vécu 6 semaines magiques ensemble, on était déjà un couple très proche avant mais je pense que cette expérience nous aura encore plus rapprochés.

A 1h40 du matin, mon avion s’envole vers l’Asie où je vais retrouver ma mère, mon frère et Charlotte. Vivement que je les vois pour qu’ils me changent les idées…

Pour finir, une petite explication quant à la quasi absence de photos de nous pendant ce voyage. On voulait vraiment partager nos impressions et nos photos et pas spécialement nos trognes. On a souvent vu les gens se photographier devant ceci ou devant cela. Je prends très rarement des photos de moi comme ça, idem pour Jeremy, c’est pas trop notre truc. D’ailleurs, une petite pensée pour  ce mec qui m’aura fait rire au Grand Canyon. Il a dit à un couple qui se prenait en photo, le canyon en image de fond, de prendre le canyon en photo et non pas eux devant le canyon et ensuite, dans sa barbe il a dit « les gens se prennent toujours eux en photo, alors que c’est pas eux qui sont intéressants”. Je suis assez d’accord, j’ai le sentiment que beaucoup de gens (sans doute que certains d’entre vous en font partie, sorry de dire ça, mais j’y peux rien… ) ont besoin de se prendre en photo devant les trucs comme pour dire “j’y étais”. Et au final quand on reste 15 minutes au même endroit, dans un endroit touristique, on voit la même photo être prise encore et encore et encore, avec simplement les visages qui changent.

Donc voilà, nous on a tendance à préférer prendre les paysages en photo et nous de temps en temps, mais devant rien, donc voilà, on nous aura pas beaucoup vus mais je vous assure, on y était ;)

Bizz à tous et merci de nous avoir suivis et d’avoir laissé des commentaires, ça nous a fait plaisir à chaque fois :) :)

Las Vegas

La journée d’hier a mal commencé, s’est mal passée et a mal terminé. Voilà pourquoi je vais l’évoquer ici avant de parler de nos 4 jours formidables à Las Vegas.

A Bryce Canyon, on a trouvé un endroit où dormir dans un tipi. Ca nous a rappelé notre road trip au Québec alors on a foncé. Sauf que là, dans le tipi, il n’y avait pas la possibilité de faire un feu, ce qui – en plus d’être moins sympa – n’empêche pas les insectes d’envahir le tipi. Du coup, une heure après s’être couchés, on découvre 5 scarabées qui traînent autour du matelas et qui n’ont pas l’air d’être effrayés par nous. On n’a rien contre les scarabées, au contraire, c’est plutôt beau, mais le fait même d’imaginer qu’ils puissent se balader sur nous, ça nous refroidit. On va donc dormir dans la voiture. La nuit n’aura pas été trop mauvaise (pour une nuit en voiture) mais on ne dort pas bien non plus.

Dès le matin, on a donc la tête à l’envers. On se dirige vers Zion, où les campings sont tous pleins, tout comme les hôtels, exceptés quelques uns qui proposent des chambres à 115$ + taxes. Je prends le Lonely Planet, je lis ce qui est dit sur Zion. Après plusieurs échecs dans les hôtels, Jeremy me cite, citant le Lonely Planet : “la beauté quoi ?”, bof, la phrase nous emballe pas alors en 2 secondes, on décide de faire l’impasse sur un parc national qu’on prévoyait d’explorer depuis le début. Trop de monde, trop l’impression d’être une vache à lait, et puis merde, on se barre !

On s’arrête à St George, une ville à quelques dizaines de miles de là et le prix des hôtels est tout aussi cher car ce week end est LE week end le plus chargé de l’année à cause du marathon. Quoi ? Quel marathon ? Mais on s’en fout nous du marathon… On quitte la ville pour une plus petite ville, elle aussi en plein boom grâce à ce foutu marathon. On finit par trouver un motel limite miteux, qui sera envahit par d’autres désespérés.

Voilà donc une bonne journée ratée. Au dodo et demain, on part pour bien plus de fun !

En très peu de temps, on arrive à Las Vegas. On n’aperçoit pas le fameux panneau  ”Welcome to Las Vegas” mais d’autres panneaux nous montrent l’excentricité de la ville. Des avocats qui font leur pub en énorme, des filles à commander pour le soir même, des numéros de téléphone au cas où vous auriez un accident ou des amendes (ils se présentent pour vous au tribunal).

On a réservé deux nuits à l’Imperial Palace dans deux jours, il nous faut donc en trouver un autre pour les 2 nuits qui viennent. On va sur lasvegas.com, ça va plus vite que de faire le tour des hôtels et on trouve un bon prix au Stratosphère, à plusieurs centaines de mètres du Strip mais super classe.

Les 4 prochains jours seront géniaux ! Au début, on va jouer timidement aux machine à sous, 1$ par 1$, puis 5$ par 5$. Je serai très chanceuse le premier jour, moins le deuxième. Le troisième, on se décide à jouer à la roulette et là, la chance nous sourit en début de journée, mais pas en fin.  On s’arrête avant de tout perdre…

Le dernier jour avant le départ, on se décide à mettre 50$ chacun sur la table. On a vu des gens venir poser 200$ sur le rouge, OK c’est quitte ou double, mais c’est risqué quoi (je suis une flippette), mais plusieurs fois ils avaient vu juste et bim, ils gagnent 200$ supplémentaires ! Bref, stratégie, coups de pot, feeling avec les tables, c’est chouette :)

Un soir, on va se balader sur le Strip et on peut admirer tous les hôtels qui se battentpour être originaux, le Paris, le Cesar Palace, le Bellagio, le Venetian, le Mirage etc.  C’est le grand luxe ! Et même si les chambres d’hôtel ne coûtent pas cher comparé au prix qu’il faudrait payer pour des hôtels du même standing ailleurs, on a décidé de se prendre des chambres à 30/35 euros la nuit à l’Imperial et au Stratosphère et honnêtement, ça suffit largement ;)

Le 6 au matin, avant de partir, on rejoue ce qu’on a gagné la veille, soit 30$, pas très longtemps, juste assez pour se rendre compte que ce n’est pas un jour en notre faveur. On reprend la route et on se prend une claque. Las Vegas, on l’avait gardé pour la fin, pour savoir un peu où on en serait niveau sous et pour s’amuser bien comme il faut pour fêter notre road trip. Et là, on y est, c’est la fin. Il reste deux jours avant le départ, de quoi retourner à LA, faire les sacs et faire le tri dans nos affaires.

Sur la route, les paysages sont beaux, on repense à ce que j’ai écrit sur mon blog ce jour où on s’est sentis blasés et on a compris. Peut-être qu’on aura pas été très expressifs au moment de voir les choses, mais elles ont fait leur effet sur nous et en quelques minutes dans nos têtes, il y a tout, les images défilent, on a vu tellement de choses et on a tellement bien vécu ce voyage…

J’aurais tout particulièrement apprécié nos hébergements, le camping la majorité du temps et les motels après 3 jours sans douche juste pour le bonheur de sentir l’eau chaude nous couler dessus. Qui dit camping dit feu et nourriture cuisinée au feu, ça aussi ça m’aura plu. Notre voiture, on ne l’aura pas toujours bien traitée mais on l’aura adorée, elle a été notre maison pendant un mois, on y aura écouté de la super musique, on y aura ri, on y aura réfléchi, on y aura admiré. Alors voilà, c’est moche les fins, mais comme on dit, si on a une boule au ventre, c’est que c’était bien.

On trouve un Days Inn sur la route de LA, ce qui nous permet de faire une lessive et de nous reposer un peu après l’effervescence de Las Vegas.

Bryce Canyon

Aie, aie, aie, la fatigue se fait ressentir ! On décide donc d’y aller mollo en quittant Antelope Island .  On va essayer de s’arrêter quelque part rapidement pour ne pas trop rouler. Je prends le volant, direction le sud et plus précisément Bryce Canyon et Zion National Park.

Vers 16h, on s’arrête a Delta, une petite ville avec un motel qui nous convient très bien, 50 doll et une grande chambre avec deux lits, le net, de quoi blogifier, se reposer etc. Pile ce qu’il nous fallait.

On regarde Sons of Anarchy et True Blood, nos deux séries du moment, pour lesquelles une petite parenthèse s’impose. Sons of Anarchy, c’est super, très bien joué et True Blood, c’est plus particulier. On avait tous les deux entendu parler en bien de cette série et les premiers épisodes nous ont un peu laisser perplexes. On se disait “elle est bizarre cette série”. Ca parle de vampires au fait. Camille, quand on lui a fait le topo, a dit que ça ressemblait à Twilight mais je me demande si la série (inspirées d’un roman (?) appelé Sookie Stackhouse, le nom de notre petite héroïne) ne date pas plus que la successful trilogie…

Bref, au fil des épisodes, on a vraiment bien accroché avec l’ambiance de la série, c’est vraiment spécial. On s’est même fait des visionnages dans la voiture le soir dans les campings, c’était cool :)

Voilà je tenais à en parler parce que ça me rappellera toujours ce voyage.

Revenons à nos bisons :p

Aujourd’hui, le 30, on rejoint Bryce Canyon qui nous offre un spectacle encore plus chouette que ce qu’on avait pensé ! OK, OK, les photos se ressemblent mais le choix est difficile et croyez-moi, j’ai pas tout mis :p

Et encore un coucher de soleil par dég… oûtant ;)